1 MF attribué par la Fondation EDF va permettre notamment l'enfouissement des lignes électriques
Après avoir participé financièrement à l'acquisition du jardin Serres de la Madone et, en 1999, à l'étude de sauvegarde botanique de ce site, la Fondation Electricité de France s'est engagée hier dans la réhabilitation de ce domaine vraiment exceptionnel.
A 17 heures, Serge Pouxviel, délégué général de la Fondation EDF; Gislain Weisrock, délégue régional PACA d'EDF; Colette Giudicelli, adjoint au député-maire de Menton, chargé des espaces verts; Dominique Legrain, directeur adjoint du Conservatoire du littoral et Michaël Likierman, président de l'Association pour la sauvegarde du jardin de la Madone, ont signé une convention de mécénat au terme de laquelle Electricité de France va verser, sur trois ans, la somme d'un million de francs, afin de réaliser les abords et la mise en lumière du domaine.
La moitié de cette somme sera attribuée par la Fondation EDF et l'autre par la délégation PACA. Les agents EDF du centre de Nice apporteront également un appui technique pour l'enfouissement du réseau électrique. Ce nouvel éclairage permettra ainsi aux visiteurs de découvrir le jardin Serres de la Madone, la nuit.
Travaux encore à venir
En un an, le jardin créé en 1924 par Sir Lawrence Johnston offre déjà un nouveau visage. Toute une équipe de jardiniers, dirigée par Benoît Bourdeau, conservateur des Serres de la Madone, ne cesse de mettre en valeur non seulement la flore qui est exceptionnelle, mais également les délicieux aménagements - petits escaliers, vasques, bassins, fontaines qui ajoutent au charme de ces sept hectares de paradis dominé par une demeure somptueuse.
Les « gros » travaux de réfection du jardin n'ont pourtant pas encore débuté. Pour l'instant c'est le programme « Clos et couvert » qui est en cours.
Il s'agit de rénover la toiture et les façades des trois maisons : celle du gardien, la demeure principale et la maison du conservateur.
Le chantier financé par EDF sera suivi d'une réfection des murs et des pergolas. Il faudra ensuite s'occuper du réseau hydraulique, essentiel pour alimenter toutes ces fleurs magnifiques et ces arbres parfois impressionnants comme les trois pins parasols, hauts de trente mètres, qui ombragent deux bassins où batifolent des poissons au milieu des nénuphars fleuris.